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Pistolets de mésothérapie et Michel Pistor : Quel est leur lien ?

Mis à jour: 05/04/2017
Pistolets de mésothérapie et Michel Pistor : Quel est leur lien ?

Quel est le lien entre les pistolets de mésothérapie de la marque Pistor et Michel Pistor ?

Si vous êtes arrivés jusqu'ici, c'est parce que vous êtes curieux de savoir quel lien existe entre les pistolets de mésothérapie Pistor  et Michel Pistor. Pour cela, nous devons d'abord expliquer quel est le lien entre Michel Pistor et la mésothérapie.

Les pistolets de mésothérapie sont des dispositifs qui permettent de réaliser des multi-injections superficielles (intradermiques) et indolores, à moins de 4 mm de profondeur, de médicaments pour traiter la zone affectée dans chaque cas.
Aujourd'hui, nous disposons de pistolets de mésothérapie mécaniques et électroniques, et différentes marques à choisir (Pistor, Techdent, etc.) en fonction de nos besoins ; mais il y a des années, ce n'était pas le cas et la mésothérapie était appliquée avec une seringue et une aiguille. Dans cet article, nous expliquons l'origine de la mésothérapie et des pistolets de mésothérapie, ainsi que leur relation avec Michel Pistor.

Michel Pistor est le prestigieux médecin français qui a développé la mésothérapie en 1952 ; une technique médicale basée sur l'administration répétée de micro-injections de médicaments, de vitamines, d'acides aminés ou de minéraux sur la peau.

Selon l'étymologie grecque, le mot mésothérapie dérive du préfixe “mesos” qui signifie “moyen” et “therapeia”, ainsi nommé d'après la couche de la peau dans laquelle les substances étaient injectées.
Bien que le Dr Michel Pistor ait formalisé, diffusé et baptisé la mésothérapie, l'idée d'utiliser différentes techniques de piqûre à des fins thérapeutiques remonte à 1832. Voici une brève chronologie :


Chronologie de la mésothérapie

En 1832 Charles Gabriel Pravaz, orthopédiste et vétérinaire français, a conçu la première seringue en forme de cylindre métallique, reliée à un trocart en or ou en cuivre, et un piston, qui permettait par rotation l'administration de substances. Initialement, elle a été utilisée pour injecter des coagulants chimiques dans les vaisseaux sanguins des animaux afin de trouver un traitement efficace pour les anévrismes.


Seringue de Pravaz - Pistolets de Mésothérapie

Charles Gabriel Pravaz et seringue de Pravaz


  • Alexandre Wood a travaillé avec Pravaz, mais comme ce dernier est décédé le 24 juin 1853, c'est Wood qui a continué son œuvre. Cette même année, Wood a conçu un instrument pour soulager la douleur de sa femme atteinte de cancer, en lui injectant de la morphine. Ainsi, il a inventé l'aiguille hypodermique, en changeant le point de coupe de l'aiguille, en l'adaptant à un tube de verre, et en appliquant des opiacés pour les névralgies.

Aiguille Hypodermique de Wood - Pistolets de mésothérapie

Alexandre Wood et un croquis de la seringue hypodermique



L'origine des techniques d'application locale d'analgésiques remonte à la seconde moitié du 19ème siècle, lorsque les dentistes ont recherché différents principes actifs afin d'atténuer la douleur dentaire. C'est alors que Godeke en 1860 et Nieman en 1885 ont trouvé une solution anesthésique locale à base de cocaïne.

En 1884, les effets anesthésiques de la cocaïne ont été décrits par Koller, qui a popularisé son utilisation en ophtalmologie, en laryngologie, en gynécologie, en anesthésie dentaire, etc.

Les effets toxiques de cet anesthésique ont poussé les chercheurs à chercher un substitut qui maintiendrait les effets sans risques. C'est alors qu'en 1905, Einhnor a réussi à synthétiser une substance connue sous le nom de procaïne, qui est 5 à 7 fois moins toxique que la cocaïne.

En 1925 Huneke et sa sœur ont publié les résultats de l'infiltration de la procaïne et ses effets à distance, qu'ils ont appelée Neuralterapia.

En 1958, Michel Pistor connaissait déjà les méthodes d'injection locales et a commencé sa carrière juste au moment où la procaïne était utilisée à des fins thérapeutiques.

En juin de la même année, Michel Pistor a publié dans “La Presse Medicale” un article sur l'utilisation de la procaïne infiltrée localement pour le traitement de certaines maladies, intitulé “Mésothérapie”, et en 1961, il a publié son livre “Mésothérapie”.



Michel Pistor, inventeur de la mésothérapie

Docteur Michel Pistor, inventeur de la mésothérapie et des pistolets de mésothérapie PISTOR


Au fil des années, les pionniers de la technique se sont joints à l'équipe du Dr Pistor et en 1984 est née la Société Française de Mésothérapie. Cette technique s'est répandue en Europe et dans le reste du monde comme une thérapie courante et reconnue pour ses nombreux bienfaits.

Le Dr Pistor a réussi à relier la profondeur de l'injection à l'augmentation de l'effet du médicament. C'est alors qu'en 1987, l'Académie Française de Médecine a confirmé que “la mésothérapie fait partie de la médecine classique”.


Quelle est l'origine de la mésothérapie ?

L'origine de la mésothérapie est fortuite et même anecdotique. Elle remonte à 1950 lorsque le Dr. Michel Pistor a découvert les effets de la procaïne, à la fois comme anesthésique, vasodilatateur et bronchodilatateur.

Un soir, Pistor devait soigner chez lui le cordonnier du village, M. Jules Parrè, qui souffrait d'une grave crise d'asthme. En conséquence, le jeune médecin a choisi de lui injecter de la procaïne par voie intraveineuse, afin de provoquer une bronchodilatation pour soulager sa douleur. Le lendemain, le patient étonné est retourné voir le médecin après avoir retrouvé son audition après 40 ans de surdité. Suite à cette découverte, Michel Pistor a commencé à faire des infiltrations de procaïne dans l'oreille des patients pour étudier comment ils récupéraient leur audition grâce à cette substance.

Depuis lors, le cabinet du Docteur Pistor a été rempli de patients souffrant de déficiences auditives. Pistor a remarqué que même si les résultats n'étaient pas favorables pour tous, certains aspects tels que l'eczéma, la dermatite, etc. s'amélioraient. Il a également remarqué qu'une petite quantité de procaïne était nécessaire pour obtenir une réponse thérapeutique, dont l'efficacité était maintenue dans le temps, et que en administrant localement des doses à des intervalles de temps éloignés, on parvenait à renforcer l'effet thérapeutique. De même, il soutenait que le médicament devait être administré “au bon endroit”, c'est-à-dire le plus près possible de l'organe affecté, mais toujours dans la zone cutanée et non en profondeur.

Michel Pistor, inventeur de la mésothérapie lors d'un congrès

Michel Pistor lors d'un congrès de mésothérapie en France


En 1952 et 1958, les docteurs Pistor et Lebel ont travaillé ensemble pour développer diverses combinaisons de médicaments pour traiter de nombreuses pathologies. Parallèlement, le Docteur Lebel a travaillé à la conception d'une aiguille courte, de 4 mm de long, pour faciliter l'injection de cette substance, qui a été appelée “aiguille de Lebel”.

En 1998, Michel Pistor a souligné la possibilité d'utiliser des aiguilles plus longues - jusqu'à 15 cm - pour injecter de petites quantités de médicaments dans des organes ou des structures endommagées par des néoplasies.

Origine des pistolets de mésothérapie Pistor

En plus d'être le père de la mésothérapie, le Docteur Michel Pistor a également inventé les pistolets de mésothérapie PISTOR 4, PISTOR 5 et PISTOR ELIANCE, les dispositifs nécessaires pour l'application de cette thérapie.

C'est grâce au prestigieux Docteur Michel Pistor qu'aujourd'hui nous pouvons appliquer la mésothérapie avec la PISTOR ELIANCE, le pistolet de mésothérapie de haut de gamme, unique sur le marché avec des doses spécialement calibrées pour l'injection de produits de haute viscosité, comme par exemple le plasma riche en plaquettes.

La ELIANCE est un pistolet de mésothérapie électronique doux et silencieux qui offre un grand confort pour le patient, et dont l'application est pratiquement indolore, même pour les traitements appliqués sur le visage ou le cuir chevelu. Ce pistolet, qui dispose d'une fonction anti-perte intégrée, est adapté à tous les types de seringues, et grâce à l'électronique, il permet des réglages précis de la profondeur de pénétration, du volume injecté et de la durée de l'injection.

De plus, la conception ergonomique de ce pistolet, son poids léger, ainsi que tous les attributs mentionnés, en font le “Mercedes” des pistolets de mésothérapie.

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